Une fois n'est pas coutume, mais à défaut de vous parler de moi dans ce blog, j'aimerais vous parler de Grégory. De toute façon, parler de lui c'est un peu beaucoup parler de moi.
Peu de personnes peuvent comprendre. Mais c'est justement ça qui fait le charme de la magie grégoryenne. Parce que oui, on le dit souvent, mais ici cela prend tout son sens : il faut l'avoir vécu pour comprendre.
Grégory est entré dans ma vie un certain soir de septembre 2004. C'est ce soir-là que j'ai tout compris. C'est fou. Ma vie entière a changé en l'espace d'une chanson qui commençait par ces paroles : "Comme un fou va jeter à la mer"...
Le lendemain, je me suis inscrite sur son forum qui plus tard deviendrait l'officiel.
Au jour d'aujourd'hui, ça fait bientôt 5 ans qu'il m'a redonné goût à la vie. 5, dont 2 et demi d'apothéose.
Il m'a tellement appris. J'ai l'impression que grâce à lui, je peux désormais surmonter tous les obstacles qui se présenteront sur mon chemin. "Au-delà de mes faiblesses, j'ai la force d'y croire encore".
Parfois, je me dis en moi-même que c'est bête tout ça. Je ne le connaissais même pas personnellement. Comment peut-on dire à quelqu'un à qui vous n'avez jamais vraiment parlé que c'est votre raison de vivre ?
Et pourtant... Si vous saviez...
Il me suffit de repenser à ce Lien, ce Lien qui nous unissait, ce Lien entre lui et ses Grégoryens. Ce Lien que nous ne pouvions avoir qu'avec lui, parce qu'aucun autre artiste n'est pareil. Il n'y en a pas deux comme lui. Ceux qui ont pu l'aimer un jour ont tous ce quelque chose en eux, de fragile et en même temps de fort, qui leur a fait voir Grégory comme un réel aiguillage. N'en doutons pas, nous avons suivi le bon chemin. Celui qu'il nous a tracé...
Les autres ne savent pas ce qu'ils ont perdu. Je le crie haut et fort : je suis riche de Grégory Lemarchal. Et c'est ma plus grande fierté.
Maintenant rien n'est plus pareil. Il est parti. Des personnes sont parties aussi. Tout a changé.
Il me manque atrocement, par périodes plus que d'autres.
Parce qu'il ne faut pas se voiler la face. La douleur reste la même mais nous apprenons à vivre avec, jour après jour.
Il le faut. Il n'aimerait pas nous voir stagner. Alors on se lance dans le combat à corps perdu, on prend notre baton et on déclare la guerre à la muco !
Il restera à jamais gravé en moi, comme quelqu'un qui m'a profondément marqué, qui m'a aidé à me relever, à réaliser mes rêves et à croire en moi. C'est grâce à lui que j'en suis là aujourd'hui et malgré l'absence pesante, le manque que l'on ne peut combler, je souris en pensant à lui comme une chance. Vous pouvez dire tout ce que vous voulez, il restera à jamais mon Héros.
Je souris à travers mes larmes en essayant de me convaincre que le bonheur de l'avoir connu compte davantage que le malheur de l'avoir perdu.
Petit Prince, tant qu'il y aura un Grégoryen sur cette Terre pour t'aimer, tu seras éternel.